LA SOLUTION EN QUELQUES MOTS

Office 365 est aujourd’hui largement répandu dans les entreprises du monde entier (80% du CAC 40 pour la France). La suite rassemble le parc applicatif exclusivement cloud de Microsoft avec : Yammer, réseau social d’entreprise ; Skype Entreprise, pour le chat et la webconferencing ; OneDrive Entreprise, pour le stockage et le partage de documents personnels ou d’équipe ; SharePoint Online, socle technologique et CMS (Content Management System) de l’offre ; Office Online pour la production bureautique ; et beaucoup d’autres qui fleurissent d’année en année dans le portail encore peu intégré. Office 365 est une offre généraliste complète, comprenant des produits agréables à utiliser, couvrant efficacement des usages de manière verticale.  Il ne s’agit encore que d’un embryon de Digital Workplace, de par sa navigation décousue et son manque d’intégration, malgré les progrès et efforts effectués sur ce sujet.

STRATÉGIE ET POSITIONNEMENT DE L’ÉDITEUR

L’ambition de Microsoft est d’adresser tout type d’organisation de la PME au grand groupe, de l’école à l’association, de l’individu à la famille. Cette volonté se traduit par un riche panel d’offres avec un coût allant de 4,20€ (Business Essentials) à 34,40€ (Entreprise E5) par mois et par utilisateur, et une faible contextualisation et personnalisation native du portail ouvrant la porte à des éditeurs tiers de surcouches applicatives (Powell 365, Unily, Beezy, etc.).

Microsoft pénètre les organisations par le “haut” de l’entreprise en séduisant les DSI. Les principaux points d’accroche et leviers de l’éditeur sont la suite bureautique Office largement standardisée dans le monde entier et la messagerie via Outlook et Exchange. Si beaucoup de DSI craignent encore l’externalisation de leurs logiciels, la réversibilité et l’hébergement lointain de leurs données, le “vendor locking” (devenir dépendant d’un éditeur), Microsoft ambitionne à tout prix de casser ces freins pour embarquer toutes les entreprises dans son offre Office 365 exclusivement SaaS. La promesse tenue est la modernisation continue de l’environnement applicatif. Pour le reste, les efforts se font sentir avec la mise en place de serveurs dans de plus en plus de pays (annoncé pour T1 2016 sur le sol français), l’intégration d’applications tierces et l’ouverture des APIs. Quoi qu’il en soit, les organisations qui font le pas d’aller dans Office 365 s’exposent à des problématiques trop souvent sous-estimées que sont le change management, la rationalisation de l’utilisation des outils existants à côté des applications Office 365 et l’externalisation des compétences techniques.
Côté roadmap, l’opération financière la plus chère jamais réalisée par Microsoft va enfin se concrétiser. Des données LinkedIn vont être intégrées avec Microsoft Dynamics, et l’éditeur envisage même une intégration avec Outlook et plus globalement la suite Office 365. Des questions sur la porosité entre vie professionnelle personnelle et en entreprise se soulèvent déjà.

LES NOUVEAUTÉS 2016

2016, année encore riche pour Microsoft. Concentrons-nous sur quatres grandes nouveautés applicatives du deuxième semestre 2016. Microsoft s’attaque à de nouveaux usages spécifiques : Outiller les collaborateurs mobiles sans poste fixe avec StaffHub, application pour la gestion du temps et les échanges d’une équipe terrain ; Outiller les équipes au sein de l’entreprise avec Microsoft Teams, application qu’on peut qualifier de “Slack-like” qui permet l’agrégation des documents, des tâches, du calendrier d’une équipe dans un environnement conversationnel synchrone ; Connecter ses application métiers Microsoft ou externes avec Flow ; Construire ses applications mobiles métier avec Power Apps.

DÉTAIL DE L‘ANALYSE PAR FAMILLES D’USAGES